Bruno Rocca | Interview

Propos recueillis par Man-Jimaru pour Satakore.com

Rédacteur pour la presse jeu vidéo depuis plus de dix ans déjà (Game Fan, Pix’n Love, JeuxVidéo Mag, IG Mag), scénariste de la BD Pedro & Co et désormais contributeur de l’émission Retro & Magic sur Nolife (http://online.nolife-tv.com/famille-55/retro-magic), Bruno Rocca s’est récemment lancé dans l’aventure YouTube avec sa chaîne Chez_Bruno (www.youtube.com/user/ChezBrunoLaChaine). Cette dernière propose diverses émissions panachant jeux vidéo et humour (venez nombreux !). Il fait également partie de l’équipe franco-belge du podcast Des bits et des Pixels (https://www.facebook.com/desbitsetdespixels?fref=ts).

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Que faisiez-vous en 1994-1995 ?

J’avais 18 ans et commençais mes premiers petits boulots en intérim.

Vous souvenez-vous de la date précise a laquelle vous êtes devenu l’heureux possesseur d’une Saturn? Quel bundle ou quel premier jeu avez-vous choisi ?

A vrai dire, je m’étais jeté sur la PlayStation pour Final Fantasy VII (lors de sa sortie japonaise). Je n’avais pas le choix en tant que fan de la saga de Squaresoft et marqué à vue par ce chef-d’oeuvre qu’est FFVI. Je me suis pris une Saturn en occasion (et swicthée) deux ans plus tard.

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Pourquoi avoir misé sur la nouvelle SEGA ?

 Comme dit juste au-dessus, j’ai misé sur la Saturn après la PlayStation (ne me jetez pas des pierres ^^) même si j’ai toujours beaucoup aimé SEGA. Je la voulais car je suis très attaché à la marque. Et puis, le côté très japonais de sa ludothèque m’attirait beaucoup.

Que représentait pour vous le passage à cette génération et qu’en attendiez vous ? 
L’arrivée des 32 bits ne m’a pas fait tout de suite rêvé et je préférais m’éclater sur les derniers hits Super Nintendo et Mega Drive. Mais c’est Final Fantasy VII qui m’a fait basculer, puis Resident Evil par la suite. Hélas, les premiers jeux de la Saturn ne m’attiraient pas spécialement, surtout ceux qui étaient disponibles en Europe.

Voyez-vous des points communs entre la compétition que se sont livrées la Saturn et la Playstation, puis la N64, avec celle d’aujourd’hui?

Il y en a forcément même si le marché a bien changé, que ce soit en terme de communication et d’acteurs. A l’époque les exclus étaient bien plus nombreuses et Sonic ne gambadait pas avec Mario.

Comment interprétiez-vous alors (c’est à dire à cette époque), à titre personnel (ou à votre echelle), l’échec de la console de SEGA sur les territoires occidentaux et le succès, global, de la Playstation ?

Ca me faisait de la peine pour SEGA car même si j’avais choisi la PlayStation, je ne souhaitais pas d’échec pour la firme de Sonic. J’étais un grand fan de la Mega Drive (et de la Super Nintendo aussi, oui je suis un bisounours).

Et avec le recul, à quoi les attribueriez-vous?

Il y a eu le prix, 100 dollars plus cher que la PlayStation (Sony pouvait se le permettre au niveau de sa santé financière de l’époque) et moins de jeux au lancement, ça fait déjà deux gros handicaps. Et globalement, les développeurs étaient du côté de Sony, qui avait su les séduire avec une démarche plus futée.Au Japon, si la Saturn a bien démarré, Final Fantasy VII lui porta quand même un coup fatal et qui fut l’une des raison de l’avantage prit par la console de Sony. Enfin, il ne faut pas oublier la communication très agressives et branchés de Sony, ça a bien marché sur les ados et les jeunes adultes.

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La réputation de sa ludothèque japonaise n’est plus à prouver. A quelle occasion avez-vous franchi le pas vers l’import?

Directement lorsque je me suis procuré mon modèle switché. Au final, j’ai surtout joué à de jeux japonais sur Saturn !

Pourriez vous me citer 3 jeux qui vous ont marqués à l’époque et 3 autres découverts sur le tard. Et une déception en particulier?

Le premier qui vient en tête est Magic Knight Rayearth. Dieu que c’était beau ! La Saturn excellait dans la 2D et ça se voyait ! Cet action-RPG est tout simplement magique, sans parler de la bande-son. Et pour les fans de Clamp, l’aventure était ponctuée par des extraits de le série animée. Ensuite, je dirais Burning Rangers, un sacré soft de la Sonic Team ! L’intro, le punch de l’ensemble, du grand art ! Et puis ce jeu prouvait enfin que la machine n’était pas si nulle que ça en matière de 3D ! J’aimerais citer Shining Force III également, un tactical-RPG en or massif. Les musiques de Motoi Sakuraba y sont enchanteresses.

Parmi les découvertes sur le tard je dirais Radiant Silvergun, les Panzer Dragoon et Guardians Heroes. Oui, ce ne sont pas des petits jeux non plus !
La déception vient du côté de Nights. Je sais, c’est moche. Le jeu est très bon, Yuji Naka aussi, ça je ne le renie pas mais j’avais été déçu et quelque peu déconcerté par le gameplay.

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Un petit mot sur notre portail satakore.com?

Je suis toujours assez impressionné par le boulot fourni par les fans et là je dois avouer que c’est particulièrement réussi. La base de données est immense et il y a des tonnes choses à voir. Bravo, continuez comme ça !

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