Total War Warhammer 2 | Critique

Total War, voilà une licence qui ne sonne pas tellement dans le cœur des SEGA fans. Mais SEGA ayant investi dans le studio Creative Assembly et moi-même ayant acquis une brouette de jeux de la série par les multiples soldes SEGA/Steam, ça aurait été dommage de ne pas me laisser tenter un jour, surtout que l’ambiance heroic fantasy proposée par Warhammer me faisait furieusement envie. De plus, cela faisait aussi depuis… Warcraft 2 que je n’avais pas touché un jeu de stratégie sur ce thème ! Et attention Warcraft 2 à la manette sur Saturn ! Sinon l’excellent Dragon Force aussi sur la même console.

Je précise que ce Total War Warhammer 2, qui m’a proposé d’être testé, est pour moi le premier de la série Total War auquel je joue ! Oui je ne connaissais pas cette licence, donc les évolutions de gameplay ou d’interface par rapport aux opus précédents me sont inconnues. Ah si !  j’ai joué pendant 2 mois au free to play Total War Battles : Kingdoms. Ne me jetez pas de tomates s’il vous plait ! Mais au moins, les similarités d’interface et de stratégie de ce Total War pour débutant m’auront probablement aidé à mieux appréhender l’immensité de celui-ci.

D’ailleurs pour les frileux qui hésitent encore et partiraient de zéro, choisissez une faction en mode facile qui propose l’aide contextuelle d’un conseiller. Vraiment bien faite, vous apprendrez pas à pas à dominer le monde.

Nous faisons donc chemin vers un vortex magique, ouvert par les Hauts Elfes pour contrer les forces du Chaos devenant un peu trop envahissantes. Les 4 races présentes sur le Nouveau Continent, ayant chacune une motivation pour la conquête du phénomène, se feront une course pour essayer de le contrôler.

Hommes-Lézards, puissants guerriers au corps à corps pouvant contrôler des dinosaures. Les Skavens, des rats par centaines considérés comme la vermine adeptes de la corruption et se déplaçant sous terre, rejoignent les Hauts-Elfes et leur déluge de flèches ainsi que les Elfes Noirs, puissants magiciens et esclavagistes. Choisissez un des 8 seigneurs, chaque race ayant des attributs diplomatiques et économiques différents au départ.

On évolue sur cette carte au tour par tour. Choix de déplacer son seigneur vers d’autres territoires, faire fructifier sa cité, diplomatie ou déclaration de guerre, il ne faut rien oublier avant de passer son tour au suivant.

Il faudra surtout veiller à sécuriser votre territoire avant d’en conquérir un autre, car un seigneur trop longtemps absent fera baisser l’ordre public de sa cité, qui sera aussi plus sensible à la corruption. Risque de révolte ou de se faire envahir, le temps de revenir on aura pas assez de ressources pour entretenir notre armée car on aura négligé l’économie… Bref, vous aurez compris que la spirale infernale s’installe et que ce seront autant de paramètres à maîtriser. « Qui va piano va sano » mais n’oubliez pas non plus que les autres races vous devanceront pour rejoindre le vortex !

Arbre des compétences et inventaire. On en passera du temps à optimiser les personnages!

Vous pourrez recruter de nouveaux seigneurs, lever de nouvelles armées à mesure que votre conquête avance. Là encore, faire du levelling, accomplir des rituels ainsi que réussir des quêtes annexes pour se donner des boosts temporaires ou des objets rares à des arbres de compétences déjà bien fournis. Du coup on est vite pris au jeu ! Tantôt sur un terrain maitrisé puis débordé à l’autre bout de la carte, réfléchissez bien où déplacer vos armées.

Parlons des phases de guerre en temps réel, ici pas de micro gestion d’unité façon Starcraft ou Age of Empires. C’est parfois une armée de 1500 combattants contre 1500 ! Une unité sera par exemple composée de cinquante archers qui se déplaceront en formation. Il n’y a guère que notre seigneur qu’on pourra micro gérer à la limite, car son placement motivera les troupes alentours et il peut lancer des sorts qui boosteront vos soldats ou détruiront les ennemis. L’inertie de déplacement d’une unité en formation rend une erreur de positionnement fatale.

Le Chaos tente de siéger ma cité…

Avant de lancer une bataille, le principe est donc de placer intelligemment ses unités sur des reliefs, les lanciers étant bons en première ligne contre les grosses bêtes, les archers en retrait et la cavalerie attendant elle, en embuscade dans la forêt etc… Le combat commence, les chevaucheurs sangs-froids chargent les rats frondeurs qui partent à la déroute, des bêtes géantes envoient valser les bretteurs d’un grand coup de queue, les boulets d’artillerie font des strikes dans les troupes, tout ça est plutôt drôle à suivre en zoomant. Mais là encore il faut savoir que la fatigue influe sur l’ardeur des combattants, ceux-ci peuvent être apeurés ou confiants suivant votre art du commandement. J’avoue ne pas réussir à tout surveiller mais on voit bien que Creative Assembly a implémenté de nombreux paramètres dans déroulement d’une bataille. Parfois ça devient certes confus, on ne voit pas grand-chose des affrontements dans les forêts mais la satisfaction de gagner une victoire donnée comme improbable nous donne envie de continuer.

…Mais mes puissantes unités mettent en déroute leur armée.

Sur la trentaine d’heures passées (loadings inclus !) je n’en suis encore qu’au début. Votre PC devra être à jour, le jeu est plutôt gourmand en ressources pour être joué en « ultra ». En « high » ça reste acceptable mais je ne voudrais pas voir comment le jeu est dans les niveaux inférieurs. Benchmarking quand tu nous tiens !

Ce Total War est un peu le maxi best of du jeu de réflexion / stratégie que je conseillerai aux amateurs du genre.

 

Testé à partir d’une version commerciale fournie par l’éditeur.

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