Two Point Hospital | Critique

Si je vous dis Populous, Theme Park, Dungeon Keeper, il doit y en avoir quelques uns qui auront le souvenir ému de processeurs en MHz et de disquettes double densité.

Bullfrog était un studio des années 90 principalement connu pour ses jeux de gestion, dont une partie des vieux briscards, transfuges de Lionhead, se sont reformés en Two Point Studios et ont proposé un petit deal à Sega Europe pour un remake ou suite spirituelle de leur Theme Hospital sous moteur Unity.

Sega avec ses quelques licences de jeux gestions et stratégies sur PC n’en est pas à son coup d’essai et d’ailleurs connait son petit succès avec ses Total War, Football Manager ou Endless Space pour ne citer qu’eux.

Quoi de neuf dans ce Two Point Hospital donc ? Et bien pour ainsi dire quasiment rien par rapport à son ancêtre Theme Hospital puisque toutes les idées et mécaniques de jeu s’y trouvent.
Dans une ambiance complètement fantaisiste et drôle, il s’agira de créer et gérer un hôpital à l’aide des 4 catégories de métiers proposés, mettre en osmose tout ce joli monde dans chaque salle de diagnostic pour guérir les clients, euh… patients, de leurs maladies toutes plus farfelues les unes que les autres. Le nerf de la guerre est comme toujours l’argent, un hôpital efficace et bien entretenu avec des clients satisfaits verra ses profits monter en flèche. Bref la formule qui marche dans les jeux de gestion.

Mettre les cabinets de médecins en première ligne semble une bonne tactique.

Démarrant d’un hôpital simple et au fur et à mesure de vos succès, vous aurez l’opportunité d’ouvrir d’autres établissements rajoutant des nouvelles mécaniques de jeu et réhaussant ainsi la difficulté de jeu.
Jeu qui ne parait pas si difficile puisque pour 12 heures de jeu, je n’ai eu aucun échec ni même le besoin de recourir au prêt d’argent. Même m’être retrouvé dans des comptes négatifs ne m’a guère stressé. Régulièrement des défis se présenteront dans votre boite aux lettres histoire d’activer un peu ce petit microcosme contre récompense et renflouement de vos comptes.

On sera plutôt en mode Clinique de la Foret Noire, paisible et tout se passe plutôt bien, du moins au début. Pour le peu que l’on embauche régulièrement aux bons postes et bonnes spécialités et qu’on réponde toujours OUI aux demandes de promotions! Car les négociations de salaire sont plutôt fréquentes et deviennent même pénibles. Mais c’est le prix pour avoir un niveau d’enthousiasme des employés plutôt élevé.
Lorsqu’il faudra ouvrir de nouvelles ailes et multiplier les salles de soins il faudra penser à une logique de déplacement des patients et d’ordre des salles de soins sinon ce sera rapidement la cohue dans les couloirs et files d’attente devant les cabinets de médecins. Il faudra bien souvent que le bouton pause s’impose histoire de faire les quelques ajustements adéquats sinon on sera vite débordé par Docteur JeanMich’ qui craque et veut prendre sa pause mais Gertrude est déjà occupée en psychiatrie et Raoul est en formation. J’aurais aimé voir dans un coin le ratio du nombre de salariés en rapport au nombre de patients présents dans les locaux, histoire d’être plus prévoyant.

Voilà ce qu’il arrive quand on manque de personnel d’entretien

Les plus pointilleux iront micro gérer certains éléments plutôt bien foutus comme les formations du personnel, leur assigner des taches bien précises en fonction de leurs spécialités et de leur salaire. Ou être à l’affût des patients critiques, qui symbolisés par certaines émoticones, vous indiqueront qu’ils sont à l’agonie. Faites les passer en priorité vers les soins. Personne ne voudrait que l’un d’eux ne tombe raide mort dans un couloir et que son fantôme ne sème la panique. Il vous faudra alors les agents de maintenance adéquats pour attraper les esprits errants. D’ailleurs une forte récompense attend celui qui arrive à n’avoir aucun décès dans son hôpital lorsque viendra le moment de décerner les trophées aux meilleurs hôpitaux de la région.

On passera aussi un temps incalculable à customiser et agrémenter nos salles et couloirs d’éléments cosmétiques qui feront grimper le prestige et l’attirance de notre hôpital. C’est une nouveauté de cet épisode, certains défis réussis et divers succès débloqués vous donneront une monnaie alternative appelée « Kudosh » qui servira à débloquer divers objets décoratifs comme des bornes d’arcade SEGA pour égayer vos salles d’attentes. Tout est bon pour faire en sorte que les patients ne s’ennuient pas et ne quittent de rage car on ne s’est pas occupé d’eux.
Le jeu intègre aussi les défis journaliers et ce doit être à peu près tout ce qu’il y a de neuf.

Disséminez des bornes un peu partout , elles rapportent de l’argent!

Le résultat final donne un jeu tout à fait divertissant avec un humour omniprésent, esthétiquement joli, il a gardé ses graphismes rondouillards et tourne plutôt bien sur les config moyennes. Rien n’est sérieux et rien ne paraitra grave dans vos choix, l’erreur est facilement rattrapable et on ne s’ennuie jamais. Je lève la tête et quoi ? Il est minuit et ça fait 4 heures d’affilée que je suis en train d’y jouer ? Bon allez encore un peu et je pars me coucher, ou pas…

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